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RÉSEAU TRANSFRONTALIER
DU DIABÈTE
L'ORSAS-Lorraine a intégré en juin 2004 le réseau transfrontalier (Wallonie - Luxembourg - Lorraine) d'acteurs intervenant sur le champ de la prévention du diabète et des soins aux diabétiques. Ce réseau, initié par le département Prévention - Santé de la Province de Luxembourg (Belgique) s'inscrit dans le programme européen Interreg 3. L'ORSAS s'est associé à Frédial (Fédération régionale du diabète en Lorraine) pour conduire la partie lorraine de ce projet.
Ce programme, prévu pour la période 2004-2007, s’attache à la mise en œuvre d’un réseau transfrontalier des maisons du diabète et du renforcement des réseaux régionaux existants. Ceci afin d’améliorer et d’optimaliser le dépistage, le suivi et l’éducation du patient diabétique.
Le diabète touche actuellement plus ou moins 6 % de la population. La moitié des patients ignorent leur état. Pour la Province de Luxembourg, 15 000 patients devraient être traités. En France, le nombre total de patients diabétiques est estimé entre 1,2 – 1,5 millions. 250.000 personnes diabétiques ne seraient pas dépistées. Cette pathologie se situe au quatrième rang des causes d’admission en affection de longue durée dans le cadre des régimes français d’assurance maladie. La mortalité liée au diabète semble encore plus marquée en Lorraine, comparée à la moyenne française (données INSERM, ORSAS). La situation est comparable pour le Grand-Duché du Luxembourg.
Les professionnels de la santé savent que ce nombre de patients est en très nette augmentation et que le développement de la maladie diabétique est en pleine explosion avec un probable doublement du nombre de diabétiques dans les 15 prochaines années. L’évidence et l’urgence d’agir en la matière ne font donc pas de doute. Cette maladie nécessite la mise en œuvre simultanée de méthodes relevant de la médecine, de la diététique et souvent également du bon sens.
Le diabète est une maladie chronique, lourde à vivre, aux complications parfois dramatiques (première cause d’amputation du membre inférieur dans nos pays industrialisés, première cause de cécité, 50 % des patients admis en dialyse sont diabétiques). Le coût du traitement du diabète en Belgique représente plus ou moins 15 % de la Sécurité Sociale.
Le diabétique doit participer activement à son traitement par un changement de ses habitudes alimentaires, un contrôle strict de ses glycémies. Il doit être épaulé et aidé pour arriver à ce but. Trop souvent cependant, le diagnostic d’un diabète survient trop tardivement. Le patient se retrouve alors seul et désemparé.
Dans ces circonstances, la participation active du diabétique à son traitement est un élément important avec un contrôle médical suivi et régulier. L’éducation du diabétique joue un rôle essentiel dans le maintien de son état de santé.
Des études ont démontré que les diabétiques non seulement correctement soignés, mais aussi correctement éduqués, ont un allongement de leur espérance de vie, sont moins souvent hospitalisés et présentent moins de complications, ce qui engendre une diminution des coûts de la thérapeutique.
Les objectifs spécifiques poursuivis par ce programme transfrontalier sont :
- Analyse comparative des situations existantes dans les 3 versants.
- Définition d’un programme d’actions commun aux 3 versants et d’un mode de fonctionnement transfrontalier dans le respect des aspects spécifiques à chacun.
- Définir les besoins et les ressources.
- Définir un programme de formation transfrontalier pour le personnel de santé impliqué dans les maisons du diabète.
- Mettre en œuvre le réseau transfrontalier et renforcer les réseaux existants dans les Régions.
- Développer des campagnes de sensibilisation tant du corps médical (généralistes et spécialistes) que de la population générale dans les 3 versants.
- Développer un programme transfrontalier d’éducation des patients diabétiques.
- Rédiger un cahier de charges définissant les besoins du réseau transfrontalier pour en assurer la pérennisation.
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